Les États-Unis ont annoncé, ce mercredi, de nouvelles sanctions à l’encontre de responsables haïtiens accusés de soutenir des groupes armés impliqués dans la déstabilisation du pays. Parmi les personnes visées figurent deux membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ainsi qu’un ministre en fonction, portant à quatre le nombre total de conseillers présidentiels sanctionnés par Washington.
Dans un communiqué officiel, le Département d’État américain indique avoir imposé des restrictions de visa contre ces trois hauts responsables, estimant que leurs actions ont favorisé l’influence et les activités de gangs haïtiens, dont certains sont classés comme organisations terroristes étrangères.
« Aujourd’hui, des mesures ont été prises pour imposer une nouvelle série de restrictions de visa à l’encontre de trois responsables haïtiens », précise le communiqué, soulignant que leurs agissements ont contribué à l’aggravation de l’instabilité sécuritaire et politique en Haïti.
Ces sanctions sont prises en vertu de l’article 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l’immigration (INA), une disposition qui interdit l’entrée sur le territoire américain à toute personne dont la présence pourrait avoir des conséquences négatives graves sur la politique étrangère des États-Unis
En conséquence, les visas des responsables concernés ainsi que ceux des membres de leurs familles ont été révoqués, les rendant officiellement interdits d’entrée aux États-Unis.
Les autorités américaines réaffirment leur volonté de poursuivre cette politique de sanctions ciblées contre toute personne impliquée dans « la déstabilisation d’Haïti et de l’hémisphère occidental », prévenant que d’autres mesures pourraient suivre.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions politiques. Washington avait récemment mis en garde les membres du CPT, les avertissant de possibles sanctions s’ils persistaient dans leurs manœuvres politiques visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Sadrack JANVIER
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