La Police Nationale d’Haïti (PNH) a mené, dans la nuit du 20 au 21 février 2026, une opération musclée dans la commune de Kenscoff, située dans les hauteurs dominant Port-au-Prince. Selon les informations communiquées par la Direction de la communication de l’institution policière, seize individus armés ont été mortellement blessés lors de cette intervention présentée comme stratégique.
D’après la note officielle, les forces de l’ordre ont lancé l’opération peu après minuit, avec un déploiement ciblé dans les zones de Godet et de Wynn Farm. L’objectif : encercler les positions occupées par des groupes armés actifs dans cette commune considérée comme un verrou sécuritaire pour la capitale.
Les échanges de tirs auraient éclaté vers quatre heures du matin. Des unités spécialisées, appuyées par des tireurs d’élite et des drones de surveillance, ont pris part à l’assaut. Le bilan provisoire fait état de seize morts parmi les présumés bandits. Aucun chiffre n’a été communiqué concernant d’éventuelles pertes ou blessés dans les rangs policiers.
La PNH indique que cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large visant à reprendre le contrôle de territoires sous influence de groupes armés. Ces derniers jours, l’institution a procédé au déploiement de véhicules blindés dans plusieurs villes de province, notamment aux Gonaïves, à Mirebalais et au Cap-Haïtien.
Des opérations ont également été signalées à Gressier, Liancourt, Croix-des-Bouquets ainsi qu’au centre-ville de Port-au-Prince, où la pression policière s’est accrue ces dernières semaines.
Alors que la tenue des prochaines élections reste conditionnée à l’amélioration du climat sécuritaire, les autorités multiplient les signaux de fermeté. L’utilisation accrue de drones d’attaque et d’équipements spécialisés témoigne d’un changement de posture face aux gangs lourdement armés.
Cependant, malgré ces offensives, le phénomène du kidnapping continue d’inquiéter, notamment dans la commune de Delmas, où plusieurs cas récents ont été signalés.
Dans un pays confronté à une crise sécuritaire persistante, la reconquête de zones stratégiques comme Kenscoff représente un test majeur pour la capacité de l’État à restaurer l’ordre et la confiance de la population.
Par : Sadrack JANVIER
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